Robot d’assistance et de compensation : La technologie au service de l’autonomie
Dr Otto Octavius vous connaissez ? Plus connu sous le nom de Doctor Octopus dans Spider-Man, ce personnage de l’univers Marvel dépasse les frontières de la science grâce à ses 4 bras robotiques autonomes en forme de tentacules capables de manipuler des vilaines substances radioactives. Une fiction où la robotique peut rapidement faire peur et virer au cauchemar !
Alfred Molina en Doctor Octopus - Spider-Man 2, réalisé par Sam Raimi (2004)
Comprendre les robots d’assistance et de compensation
Définition et principes de fonctionnement
Mais de nos jours, posséder un robot d’assistance et de compensation ne fera pas de vous un méchant de l’univers Marvel, bien au contraire…
Ces dispositifs technologiques sont conçus pour aider les personnes qui peuvent présenter des limitations fonctionnelles à réaliser des tâches du quotidien (notamment pour la préhension d’objets). Ces robots viennent compenser un manque de mobilité et rendent plus simple l’interaction avec l’environnement. Ainsi les personnes en situation de handicap vont pouvoir agir sur leur autonomie et leur quotidien : prendre un verre, ouvrir une porte, utiliser un ordinateur etc.)(1,2).
Les différents types de robots d’assistance
Il existe plusieurs types de robots d’assistance(3,4) :
Bras manipulateurs : ces dispositifs sont fixés sur une structure (sur le fauteuil roulant ou encore sur des supports de table) et permettent la manipulation d’objets pour les personnes qui vivent avec des limitations de préhension.
Exosquelettes : ce sont des dispositifs qui peuvent améliorer, renforcer ou faciliter la posture ainsi que le mouvement de l’utilisateur.ice.
Robots de service : ils peuvent être personnels ou professionnels et aident l’être humain à réaliser des tâches pénibles (robot aspirateur, robot d’usine, etc).
Voici un tableau récapitulatif des robots d’assistance(2,5) :
Type de robot
Avantages
Inconvénients
Public cible
Bras manipulateurrs
Compensation des limitations motrices et assistance à la préhension
👉 Intégration au fauteuil compliquée selon le modèle 👉 Maintenance spécifique 👉 Coût élevé
Personnes en situation de handicap moteur et/ou âgées disposant d’un fauteuil
Exosquelettes
👉 Réduction de la charge 👉 Prévention / compensation des troubles musculaires
👉 Adaptation nécessaire 👉 Coût élevé 👉 Confort
Travailleurs en manutention, opérateurs industriels, personnes en situation de handicap et/ou âgées
Robots de service
👉 Automatisation des tâches répétitives 👉 Réduction de la charge de travail
Limites d’adaptation à des environnements complexes ou changeants
Personnels hospitaliers, travailleurs en logistique, personnes âgées et/ou handicapées, personnes lambda (notamment pour les aspirateurs robots)
Ceux qui nous intéressent ici toutefois, demeurent les robots d’assistance, à destination des personnes âgées ou handicapées.
Les différents types de robotique d’assistance
Aider à la manipulation d’objets, réaliser des tâches quotidiennes et même interagir socialement avec des personnes, il existe de nombreux robots qui peuvent faire toutes ces choses :
Robots conçus pour aider à la manipulation d’objets ou à l’exécution de tâches physiques précises.
Robots articulés : robots qui possèdent une pince (gripper) avec plusieurs degrés de liberté permettant des mouvements complexes. ➡️ Par exemple : le bras robot JACO de KINOVA.
Exosquelettes : dispositifs en lien avec le corps de la personne par l’intermédiaire d’orthèses et qui sont utilisés pour assister les mouvements et augmenter la force. ➡️ Par exemple : l’exosquelette Harmony SHR d’Harmony Bionics.
Robots pensés pour aider dans les tâches quotidiennes à domicile.
Aspirateurs robots : robots domestiques les plus populaires, ils nettoient automatiquement les sols.
Robots laveurs de vitres : dispositifs spécialisés dans le nettoyage des surfaces vitrées.
Robots de piscine : machines conçues pour nettoyer automatiquement les piscines.
Robots de surveillance : dispositifs qui assurent la sécurité du domicile en l’absence des occupants.
Robots conçus pour interagir socialement et fournir un soutien émotionnel :
Robots d’assistance sociale (SAR) : robots utilisés dans les hôpitaux et les centres de soins de santé pour fournir une interaction sociale, une surveillance et un soutien aux personnes, notamment ceux et celles qui vivent avec une démence. ➡️ BUDDY : robot polyvalent qui peut servir de garde, d’assistant personnel et de moyen de communication avec les proches. ➡️ Paro : robot thérapeutique utilisé comme dispositif médical pour calmer les crises d’angoisse ou la démence sénile. ➡️ Nao : robot intéractif et multitâches qui peut enseigner et interagir avec différents publics, notamment avec des enfants autistes.
Notre capitaine, David Gouaillier, a notamment participé à sa création ! De gauche à droite : le robot Buddy, le robot Nao, le robot Paro et le robot Pepper.
Qui a besoin de robots d’assistance ?
Plusieurs raisons diverses poussent des personnes à s’équiper d’un robot d’assistance et de compensation, comme par exemple : une lésion médullaire, une maladie neuromusculaire, une agénésie d’un membre supérieur ou inférieur, ou bien encore la vieillesse.
Mais c’est comme quoi une lésion médullaire ?
Une lésion à la moelle épinière ou lésion médullaire, coupe la communication entre le cerveau et le corps et entraîne la paralysie totale ou partielle des membres et du tronc.
Les principales causes d’une lésion médullaire sont :
Les maladies neuromusculaires touchent les muscles ou les nerfs qui les contrôlent. Elles perturbent le fonctionnement de ce qu’on appelle l’unité motrice, un ensemble formé du muscle, du nerf et de la jonction entre les deux. Quand cette unité ne fonctionne pas correctement, le muscle ne peut plus se contracter normalement.
Elles apparaissent aussi bien chez les enfants que chez les adultes.
Dans la majorité des cas, elles sont d’origine génétique, mais d’autres causes existent (troubles hormonaux, dérèglements du système immunitaire, processus de dégénérescence nerveuse).
Une agénésie transverse des membres supérieurs (ATMS) désigne l’absence de formation d’une main, d’un avant-bras ou d’un bras au cours du développement de l’embryon. Il s’agit d’une malformation rare en France(9).
Les personnes âgées en perte d’autonomie et de mobilité ont également besoin parfois d’un robot d’assistance.
Les bénéfices des robots d’assistance pour les personnes en situation de handicap
Amélioration de l’autonomie et de la qualité de vie
Et si, à plus grande échelle, au-delà du handicap ou de la vieillesse, vous imaginez des robots qui cuisinent votre dîner, vous rappellent votre rendez-vous chez votre coiffeur ou même qui repèrent une chute avant même qu’elle ne se produise ? Aujourd’hui, c’est possible ! Avec la robotique, les personnes en situation de handicap retrouvent leur autonomie : moins de dépendance, plus de liberté.
Pratique ? Oui, mais pas que. Certains robots peuvent parler, raconter des histoires (coucou Alexa) et même jouer à des jeux. Résultat : plus de sécurité et surtout plus de liberté de vivre à son rythme. La technologie ne remplacera jamais l’humain mais celle-ci devient un vrai coup de pouce au quotidien.
Intégration sociale et professionnelle
Les robots d’assistance permettent de faciliter des tâches variées et cela favorise l’inclusion sociale et professionnelle de celles et ceux qui les utilisent. Grâce à aux exosquelettes et autres aides à la mobilité, ils•elles peuvent participer à des événements sociaux, des activités communautaires ou encore pratiquer des activités professionnelles, sportives ou récréatives auparavant inaccessibles.
Fonctionnement et technologies des robots d’assistance
Composants technologiques essentiels
Un robot d’assistance et de compensation s’appuie sur des technologies avancées pour interagir efficacement avec son environnement et répondre aux besoins de ses utilisateur•rices. Son fonctionnement repose sur des systèmes de commande, des capteurs et des actionneurs (moteurs).
Il est essentiel d’assurer une interaction physique entre l’utilisateur•rice et le robot qui soit la plus naturelle et utile possible. Il faut donc faire en sorte que la machine perçoive les mouvements et les intentions de l’utilisateur•trice à l’aide de différents types de capteurs (force, mouvement, visuels, etc.). Une fois ces informations acquises par la machine, celle-ci doit réagir pour accompagner le mouvement tout en le soutenant. C’est une combinaison subtile entre la commande du déplacement de la machine et le composant électromécanique (l’actionneur), avec l’objectif de produire le mouvement approprié et désiré.
Importance de l’interface homme-machine (IHM)
Une interface homme-machine est un dispositif ou un ensemble de dispositifs (écrans tactiles, claviers, commandes vocales, télécommandes, etc.) permettant d’interagir avec une machine. Son intuitivité est cruciale pour une utilisation efficace des dispositifs robotiques d’assistance et de compensation. Elle est capable de s’adapter aux besoins spécifiques des utilisateur.ice.s, particulièrement chez les personnes ayant une mobilité réduite.
Deux boutons qui permettent de basculer entre un mode fixe, qui stabilise le bras, et un mode libre qui accompagne les mouvements. Ils offrent également la possibilité de choisir la force de compensation du mode libre et la hauteur du bras en mode fixe.
Un bouton LED à l’arrière du dispositif qui change de couleur en fonction du mode de fonctionnement du dispositif.
Bouton LED de l’ORTHOPUS Supporter
Sur l’ORTHOPUS Supporter, l’utilisateur•rice interagit avec l’IHM en appuyant sur les boutons + ou – (ou sur le bouton arrière). Cette commande est transmise au main board ; la carte électronique de notre assistant robotique. C’est elle qui fait office de cerveau : elle reçoit l’ordre, l’interprète grâce à un petit programme embarqué (appelé firmware), puis l’envoie à l’actionneur pour réaliser le mouvement.
L’actionneur, lui, contient un moteur, des capteurs et système de réduction de vitesse et il transforme cette commande en mouvement réel (lui aussi possède son propre firmware qui pilote ses composants internes).
Les robots d’assistance pour les personnes âgées en perte de mobilité
Maintien de l’autonomie chez les seniors
L’autonomie chez les seniors, ce n’est pas seulement “se débrouiller”, c’est surtout continuer à faire ce que l’on aime. Et les robots d’assistance peuvent leur donner un coup de main (oui les robots donnent des coups de main avec leurs mains robotiques !) pour ça :
Attraper le dernier Stephen King posé pour un moment lecture
Préparer des tubes de gouache pour une séance de peinture
Sortir sur la terrasse sans stress (pour boire un apéro en plein soleil !)
Et même nourrir Félix le chat, sans risquer de tomber
En somme, des petits gestes mais importants pour continuer à profiter de la vie, et apprécier son quotidien.
Prévention des risques liés à la mobilité réduite
Ces dispositifs contribuent à détecter les risques de chutes et autres accidents domestiques.
Dans les années à venir, les robots d’assistance et de compensation vont sûrement devenir de plus en plus intelligents grâce à l’intelligence artificielle et à leur connexion avec des systèmes domotiques comme Alexa ou Google Home. Certaines solutions existent d’ailleurs déjà (et non, ce ne sont pas des inventions de film de science-fiction), comme celles proposées par la start-up française JIB : une application qui contrôle les lumières, la télévision, les portes ou encore l’interphone.
Les solutions d’ORTHOPUS en matière de robots d’assistance
Handicaps moteurs, faiblesses musculaires (dystrophie musculaire, amyotrophie spinale, sclérose latérale amyotrophique, lésion de la moelle épinière, déchirure du plexus brachial…) ou encore troubles musculosquelettiques liés au travail : nos dispositifs peuvent s’utiliser aussi bien à domicile qu’au travail ou en établissement de santé.
L’ORTHOPUS Supporter, notre dispositif déjà sur le marché
L’ORTHOPUS Supporter est un assistant robotique innovant qui facilite les mouvements verticaux et compense le poids du bras. Il permet de conserver votre énergie et de maintenir votre force. Il s’utilise sur fauteuil roulant électrique mais également peut également s’installer sur table.
À partir de 7 ans
Force de compensation de 0 à 4Kg
Enregistrement de la force de compensation idéale
Personnalisable 8 couleurs
Dispositifs médicaux de classe I certifié CE
Produit et assemblé en France 🇫🇷
Découvrez l’ORTHOPUS Supporter en conditions réelles
Découvrez comment l’ORTHOPUS Supporter peut vous accompagner au quotidien et évaluez s’il répond à vos besoins.
Notre gamme s’agrandit avec deux innovations encore au stade de prototype :
Le prototype de L’ORTHOPUS Partner, un support de bras robotique qui accompagne tous les mouvements du bras : avant-arrière, haut-bas, droite-gauche.
L’ORTHOPUS Explorer, un bras robotique en cours de développement, 3ème assistant robotique de notre gamme qui se fixe sur fauteuil roulant. Grâce à son gripper (pince), il est capable de saisir, manipuler et interagir avec des objets du quotidien.
Notre gamme de robots a pour mission de compenser les limitations motrices et de s’inscrire dans une logique de fiabilité, d’accessibilité et de simplicité d’usage.
Avantages concurrentiels des produits ORTHOPUS
Accessibilité financière : ➡️ L’autonomie ne doit pas être un privilège ➡️ Nos aides techniques pour la mobilité du bras sont conçues pour être abordables (et on joue carte sur table 😉) : tous nos prix sont affichés en transparence avec le détail de chaque étape. ➡️ Adaptabilité et personnalisation
Une aide technique qui vous ressemble ? C’est possible !
Chez ORTHOPUS, la personnalisation et l’accessibilité de celle-ci nous tient à coeur, c’est pourquoi nous avons préparé pour nos utilisateur•rices :
➡️ 10 couleurs au choix, du plus discret au plus flashy (oui nous aussi on vous rassure on adore le jaune bien pétant !)
➡️ Des tutos pour imprimer soi-même sa coque en 3D (et la personnaliser à votre goûts) et aussi pour personnaliser la photo dans le macaron
Coût et financement des robots d’assistance en France
Facteurs influençant le coût
Le prix d’un robot d’assistance peut varier en fonction de :
Sa complexité : plus le niveau d’assistance est élevé, plus le robot sera complexe et ses fonctionnalités poussées (multiplications des moteurs par exemple). Il deviendra donc plus cher.
Ses composants : plus le robot sera robuste plus ses composants coûteront chers (du titane coûtera forcément plus cher que du plastique par exemple).
Son niveau de personnalisation requis : s’il faut adapter le robot à un environnement, un fauteuil ou à une personne particulière. À l’instar de la mode sur-mesure, cela implique un coût supplémentaire par rapport aux modèles génériques.
Aides financières disponibles
Il existe plusieurs organismes qui proposent un accompagnement et des aides au financement des robots d’assistances, comme la Sécurité Sociale, la MDPH, certaines associations ou autres organismes.
Parmi les aides disponibles, il existe :
Une prise en charge partielle ou totale par la Sécurité Sociale. Elle rembourse une partie du coût des équipements médicaux (pas tous) prescrits par un•e professionnel•le de santé.
Les aides de la MDPH (selon votre département) : PCH (Prestation de Compensation du Handicap), AEEH (Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé).
L’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) versée par le Conseil Départemental.
Une prise en charge possible par la mutuelle.
Et plus encore ! Pour plus de renseignements, consultez la page du site Mon Parcours Handicap, sur les financements des aides techniques : urlr.me/g9vQhr
Comme une voiture ou un vélo, un robot d’assistance a besoin d’un entretien régulier pour son bon fonctionnement, sa durabilité et aussi pour la sécurité des utilisateur•rices.
Un contrôle régulier, un petit coup de nettoyage ou encore une simple vérification des pièces peut tout changer ! Ça parait simple oui, mais c’est important. Important car cela permet de vérifier le moindre petit souci avant qu’il ne devienne un problème : prévenir les pannes, vérifier que les capteurs, moteurs ou que les systèmes de contrôle (ce qui pilote le robot) fonctionnent correctement.
Services proposés par les fabricants
“Je l’ai allumé… il a clignoté trois fois, fait un petit “bip”, puis plus rien. Je crois qu’il boude”
Ça arrive à tout le monde ! Pas de panique ! Si un robot d’assistance est défectueux ou même abîmé, il est possible de faire fonctionner la garantie (si les conditions sont remplies). Pour la plupart des fabricants de dispositifs médicaux, il est nécessaire de le renvoyer dans son carton d’origine. Le fabricant s’occupe alors de le réparer ou de renvoyer un nouveau produit, comme neuf ! Simple, rapide, efficace et surtout sans stress !
Un service après-vente bien pensé qui rassure les utilisateurs et vient compléter l’efficacité des robots d’assistance et de compensation, c’est la clé pour le plaisir de tous.tes. Car au-delà de la technologie, c’est l’accompagnement global — de l’usage à la maintenance — qui garantit une véritable adoption au quotidien des utilisateur•rices et un travail main dans la main avec les concepteurs.
Foire aux questions
Les robots d’assistance et de compensation sont-ils sécurisés et ma vie privée est-elle protégée ?
Pour garantir la sécurité, il est essentiel de configurer les accès, changer les mots de passe, désactiver les fonctions inutiles et vérifier l’emplacement du stockage de données. En fait, les robots collectent des données sensibles via caméras, micros et capteurs et cela nécessite donc le respect du RGPD et la mise en place de protections.
Existe-t-il des aides financières pour financer un robot d’assistance et de compensation ?
Oui, des aides publiques existent pour les particuliers et pour les entreprises. Ces aides peuvent couvrir jusqu’à 70% des coûts selon le profil et le projet.
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