Compensation du bras : technologies et solutions
Et si la technologie réinventait les mouvements des membres supérieurs ? Découvrez des dispositifs pensés pour allier mobilité et ergonomie !
Et si la technologie réinventait les mouvements des membres supérieurs ? Découvrez des dispositifs pensés pour allier mobilité et ergonomie !

Götz von Berlichingen, ça ne vous dit sûrement rien comme nom ? Et pourtant, ce chevalier allemand du XVIe siècle est l’une des figures les plus fascinantes de son époque. Surnommé “Götz à la main de fer”, il perd son bras droit lors d’une bataille, mais loin de le ralentir, cela lui donne une opportunité… en fer. Il se fait forger au plus tôt une prothèse métallique articulée qui lui permet de continuer à se battre. Grâce à son caractère indomptable, il inspire une pièce de théâtre à Goethe : Goetz de Berlichingen (1773), où le personnage qui lui fait référence incarne la révolte, l’honneur et la liberté. Méconnu du grand public, Götz incarne pourtant l’archétype de l’irréductible guerrier, à mi-chemin entre l’histoire et la légende.
Aujourd’hui, c’est davantage sa main en fer qui nous intéresse que son caractère bien trempé, car elle représente une version historique de la compensation du bras. Cette dernière désigne un ensemble de solutions qui visent à compenser une perte de force ou de mobilité du membre supérieur. Les solutions de compensation incluent les aides techniques, les adaptations environnementales et l’assistance humaine.
Compenser le bras, et à plus petite échelle la main, est utile dans la réalisation de tâches quotidienne comme s’alimenter, faire sa toilette, communiquer, se mouvoir ou simplement pour sa vie sociale. Une maladie neuromusculaire, par exemple, engendre des difficultés motrices qui impactent la réalisation autonome de ces tâches et les rend difficiles, voire impossibles.

La compensation du bras est un domaine qui concerne une vaste partie de la population à l’échelle mondiale. On peut notamment être concerné•e si l’on :
Il existe deux types d’aides pour la compensation du bras : les aides dites passives et les aides dites actives.
Les aides passives assistent le mouvement sans recourir à une source d’énergie extérieure comme l’électricité par exemple. Leur fonctionnement repose sur des ressorts ou des structures articulées qui soutiennent le membre supérieur. Parmi celles-ci, on peut compter des attelles, des dispositifs complets passifs, etc., lesquelles permettent de faciliter ou permettre certains mouvements.

Le support de bras articulé Edero proposé par d’Armon Products.

Exemple d’attelle du poignet disponible à la commande sur le site Delivortho
Les aides actives fonctionnent avec une source d’énergie extérieure comme l’électricité d’une batterie de fauteuil roulant ou d’une prise. Son but est de non seulement supporter le bras, mais également d’initier et/ou d’amplifier le mouvement en fonction des intentions de l’utilisateur•rice détectées par des capteurs, des télécommandes, etc.
Parmi ces aides actives, il y a des :

Les bras robotisés d’assistance, comme l’ORTHOPUS Supporter : notre dispositif compense le membre supérieur dans les mouvements verticaux avec deux modes différents :
L’ORTHOPUS Supporter se branche sur la batterie du fauteuil roulant électrique ou sur prise secteur, l’installation peut donc aussi se faire sur table ou sur trépied. Notre dispositif médical est un produit certifié CE et de fabrication française 🇫🇷
L’ORTHOPUS Supporter en conditions réelles
Découvrez comment l’ORTHOPUS Supporter peut vous accompagner au quotidien et évaluez s’il répond à vos besoins.

📌 Exosquelette motorisé Japet
Les exosquelettes motorisés qui offrent une assistance directement à même le corps en suivant les articulations du corps humain.
Grâce notamment à des capteurs, ces dispositifs permettent de détecter l’intention de mouvement de l’utilisateur.ice et d’accompagner son geste. Ils sont particulièrement utiles en cas de paralysie partielle du bras et favorisent une rééducation active.
Afin de choisir au mieux son aide technique à la mobilité du bras, les conseils d’un•e ergothérapeute sont indispensables. Ils•elles peuvent déterminer la force musculaire restante, l’amplitude des mouvements possibles et les gestes essentiels à préserver
Les premiers signes de pertes motrices peuvent être subtils à remarquer et facilement confondants avec de la fatigue : perte de force, difficulté de coordination, raideur musculaire, etc.
Selon le Centre d’Enseignement en Neurologie (CEN), ils peuvent être répartis en trois catégories d’évolution :
*Une lésion médullaire, kézako ?
Une lésion médullaire (moelle épinière) coupe la communication entre le cerveau et les muscles et entraîne la paralysie totale ou partielle des membres et du tronc.
Concrètement, la moelle épinière est comme une route d’information qui relie le cerveau au corps. Lorsqu’il y a une lésion médullaire c’est comme si un bout de cette route s’était effondré, et le cerveau ne communique plus avec la partie du corps touchée.
Lorsque les fonctions du membre supérieur sont altérées, les besoins évoluent et se résument généralement en trois grands pôles de besoins :
La prise en charge ne se limite pas à des exercices physiques, elle mobilise également une équipe médicale interdisciplinaire comme un•e médecin MPR (Médecine Physique et de Réadaptation) qui évalue l’autonomie, coordonne les soins et planifie la rééducation. Un•e ergothérapeute est aussi un•e atout puisqu’il•elle évalue les besoins de la personne et propose des solutions concrètes pour y répondre. L’ergothérapeute prend en compte les adaptations de l’environnement, des objets du quotidien et des gestes de la personne en situation de handicap. L’objectif final est de permettre à la personne de trouver un maximum d’indépendance et de qualité de vie.
Accompagner une personne qui nécessite un appareillage, ce n’est pas seulement un focus sur les besoins matériels et physiques, il y a également tout une dimension psychologique à prendre en compte. Cet accompagnement favorise grandement le bien-être des personnes aidées, tant durant les soins qu’après la phase d’appareillage.
Claude, résident temporaire du Centre de Rééducation et de Réadaptation Fonctionnelle Jacques Ficheux :
“Le travail réalisé avec la kinésithérapeute m’a avant tout permis de retrouver une meilleure confiance en moi. Avec son aide et son soutien, j’ai pu concrétiser mon projet de prothèse. Mon accès à l’autonomie est proche. Rien n’aurait été possible sans toute cette prise en charge paramédicale. Avec toute ma reconnaissance, merci à vous tous.”
Tester une aide technique (ou plusieurs idéalement) avant l’achat, c’est une étape clé pour faire le choix qui convient le mieux à la situation de la personne avec des faiblesses musculaires des membres supérieurs.
Cette étape c’est l’occasion de :
Mais comment essayer une aide technique en étant sûr d’être conseillé•e ?
Voici les différentes options possibles :

Trouvez une consultation près de chez vous
Téléchargez la carte des établissements proposant des consultations dédiées à la compensation du membre supérieur.
Utiliser des aides techniques pour compenser la mobilité de sa main ou de son bras ouvre tout un monde de possibilités dans le quotidien. Ce geste qu’on croyait hors de portée devient accessible. On peut attraper sa tasse de café du matin, feuilleter un livre confortablement installé, ajuster son écharpe avant de sortir ou encore tapoter un message sur son téléphone sans aide. Des petites choses, peut-être, mais qui changent tout. Ce sont ces gestes simples qui redonnent de l’autonomie… et un peu de liberté 😌
Des études ont notamment montré que les bras robotisés ont un impact réel et significatif sur la vie des utilisateur•rices. Pour certain•es, ils sont même une raison de plus de pratiquer des activités de groupe. Le bras robotisé JACO de Kinova, a été démontré comme aidant les personnes qui vivent avec la sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou des myopathies dans une étude de la Haute Autorité de Santé.
Benjamin, utilisateur du JACO, nous explique comment ce bras robotique a changé son quotidien.
Chez ORTHOPUS nous concevons des assistants robotiques dans l’optique de répondre à tous les besoins en matière de mobilité du bras. Nos solutions médicales peuvent être utilisées à domicile, au travail, dans des établissements de santé et même dans un atelier de peinture ou dans un gymnase (chacun son activité ! 😉)
Actuellement nous avons déjà un dispositif commercialisé, l’ORTHOPUS Supporter : un bras robotique qui supporte et allège le poids du bras.
ll accompagne les mouvements du bras sur la direction verticale.
L’ORTHOPUS Supporter en conditions réelles
Découvrez comment l’ORTHOPUS Supporter peut vous accompagner au quotidien et évaluez s’il répond à vos besoins.
Un dispositif médical encore au stade de prototype sur lequel nous travaillons encore. C’est un support de bras qui assiste dans les 3 directions : gauche-droite, avant-arrière, haut-bas.




Le troisième bras robotique de notre gamme effectue les gestes du bras et de la main pour saisir et manipuler des objets.
Avec ses 6 moteurs et ses doigts articulés, il va permettre d’atteindre ou de bouger des objets : boire un verre, appuyer sur le bouton d’un ascenseur, etc.
Notre gamme d’assistants robotiques est imaginée pour :
Pour développer ces solutions robotiques nous collaborons avec des utilisateur•rices, des ergothérapeutes, des kinésithérapeutes, des médecins MPR…
Nos phases de développement sont itératives : alpha-tests avec quelques utilisateur•rices, puis bêta-tests avec plus de personnes. En parallèle de ces tests, nous menons des tests d’utilisation avec des institutions de santé et des organisations de la Handitech.
Nous avons travaillé avec l’ESEAN APF France Handicap, le CoWork’Hit (Centre de Kerpape), le TechLab de l’APF et l’Hôpital Raymond Poincaré.
Le projet ORTHOPUS est soutenu par l’AFM Téléthon, association française engagée auprès des personnes qui vivent avec des maladies neuromusculaires.
Le prix des dispositifs sur le marché sont très variables, cela dépend du type de matériau utilisé, du niveau de compensation, de l’adaptation (par exemple sur fauteuil roulant), du degré de complexité technologique etc. D’une année à l’autre, les coûts peuvent différer dûs aux taxes ou aux contextes politiques et sociaux (le prix du transport a tendance à souvent augmenter).
Gouttières de bras ➡️ environ 500€
Attelle ➡️ de 30€ à 130€
JACO de KINOVA ➡️ à partir de 55 000€
ORTHOPUS Supporter ➡️ à partir de 9100€
Exosquelette actif ➡️ à partir de 3300€
Ci-dessus des exemples de prix en 2025. Les prix peuvent varier et ne sont pas fixes, car ils dépendent des revendeurs médicaux.
Il existe plusieurs aides pour financer des équipements en France :
| Aide | Organisme | Taux de prise en charge |
| PCH | MDPH | Dépenses prises en charge à 100 % du tarif du matériel si vos ressources annuelles sont inférieures ou égales à 30 915,30 €, ou à 80 % si elles sont supérieures. |
| AAH | CAF | Allocation financière calculée suivant les revenus du demandeur. |
| FDC | MDPH | Aide financière calculée suivant les revenus du demandeur et du reste à charge après la PCH. |
En France, seuls deux distributeurs sont spécialisés dans les solutions de compensation du bras, ERGO-DIFFUSION & CREE.

ERGO-DIFFUSION est une société localisée à Rennes, spécialiste depuis 2009 dans la distribution de solutions d’assistance aux membres supérieurs. Elle intervient sur l’ensemble du territoire français (y compris les Outre-mer) via un réseau de revendeurs spécialisés.
ERGO-DIFFUSION sélectionne, propose et vend des équipements innovants : bras robotisé Jaco, supports mécaniques EDERO, gants d’assistance Carbonhand, aides à manger Neater Eater et même les produits d’ORTHOPUS !

CREE est une entreprise basée à Grigny (près de Lyon) et elle accompagne les professionnel•les et particulier•ières dans le choix de solutions pour l’autonomie. Elle intervient également sur l’ensemble de la France avec son réseau d’installateurs spécialisés. CREE sélectionne, distribue et installe des équipements ergonomiques adaptés aux besoins de chaque utilisateur•rice dans les secteurs domiciliaire et institutionnel.
Un peu d’attention au quotidien va faire toute la différence sur un assistant robotique afin d’assurer son bon fonctionnement. Le plus important reste de suivre sa notice d’utilisation, car chaque assistant est unique : ils ne se nettoient pas tous de la même façon et leurs garanties peuvent varier.
Il faut respecter les conseils spécifiques pour préserver au mieux leur efficacité et leur durée de vie. Si un problème apparaît sur l’assistant robotique, il faut contacter le revendeur médical ou encore le fabricant.